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Vers une prolongation du programme de régularisation fiscale ?

Article de la rédaction du 6 mai 2014

Crédit photo : momius - stock.adobe.com

Patrick Odier, président de l’Association suisse des Banquiers a lancé un appel aux autorités françaises pour qu’elles ne laissent pas s’échapper des fortunes considérables à régulariser dans une interview accordée au quotidien suisse l’Agefi.

Interrogé sur le programme de régularisation en France, qui devrait se terminer fin mai, M. Odier également co-dirigeant de la banque privée genevoise Lombard Odier, souligne que « les banques suisses font le maximum pour accompagner les clients vers la régularisation », mais il constate « que le programme manque d’attractivité aux yeux de beaucoup de clients. Ils le trouvent trop coûteux, trop compliqué, pas assez sûr. Ils n’ont pas confiance. ». Partant, pour M. Odier « de nombreux clients risquent de déplacer leurs avoirs, vers d’autres horizons jugés encore incontrôlés ou incontrôlables

Aujourd’hui, précise M. Odier, les clients « estiment que c’est moins risqué que de se soumettre au programme existant. Il y a des clients qui ne sont pas en mesure de payer ce que l’on exigerait d’eux. Il n’est pas exclu que certains cas isolés seraient même amenés à payer plus de 100% de leurs avoirs. C’est en particulier le cas d’héritiers qui ont reçu des biens non fiscalisés et peu liquides ».

Ces clients prêts à prendre des risques sont souvent d’importants patrimoines.

« Je pense que la France aurait beaucoup à perdre à laisser disparaître ces grands comptes quelque part dans le monde. La Suisse et la France ont un intérêt commun: que les clients trouvent un chemin vers la conformité fiscale » a précisé M. Odier.

Le Président de l’Association suisse des Banquiers, attend que la France « poursuive le programme actuel au-delà du mois de mai en le faisant évoluer de manière plus pragmatique et efficace »…​ « La France et la Suisse ont un même intérêt dans cette affaire: qu’un maximum de clients se régularise »

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