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La date d'achèvement des travaux, au sens fiscal, s'entend de la date à laquelle la construction est habitable

Impôts Fonciers

Article de la rédaction du 1er mars 2021

Crédit photo : Alexander Raths - stock.adobe.com

Interrogé par la députée Annaïg Le Meur sur la situation de la non-production par les propriétaires de la déclaration attestant de l’achèvement et de la conformité des travaux (DAACT) auprès de leur mairie qui peut entrainer un manque à gagner en termes de fiscalité locale, le Gouvernement vient de rappeler que la notion d’achèvement de nje réduit pas à la production de cette attestation.

L’article L. 462-1 du code de l’urbanisme prévoit qu’à l’achèvement des travaux de construction ou d’aménagement, une déclaration attestant cet achèvement, ainsi que la conformité des travaux (DAACT) par rapport à l’autorisation accordée, soit adressée à la mairie.

Par ailleurs, afin de permettre l’évaluation cadastrale de l’immeuble puis l’imposition aux taxes locales, l’article 1406 du CGI fait obligation au propriétaire d’en déclarer les caractéristiques dans les 90 jours de son achèvement au sens fiscal, au moyen d’un formulaire spécifique modèle H1, H2, 6660 Rev ou 6701, selon la nature et la destination du bien.

La date d’achèvement des travaux, au sens fiscal, s’entend de la date à laquelle la construction est habitable (gros œuvres terminés, maçonneries, couverture et fermetures extérieures achevées, branchements effectifs), y compris lorsque des travaux accessoires (papiers peints, revêtement de sols…) restent à effectuer.

Ainsi, un immeuble peut être considéré comme achevé par l’administration fiscale bien qu’aucune DAACT n’ait été déposée en mairie par le propriétaire.

Le dépôt, éventuellement tardif de la DAACT, n’a donc pas pour effet de déclencher le processus d’évaluation et d’imposition des biens, qui résulte du seul dépôt de la déclaration foncière prévue à l’article 1406 du CGI.

En outre, un dispositif applicatif de surveillance des propriétés bâties, intégrant automatiquement les autorisations d’urbanisme délivrées par les collectivités locales, permet à l’administration fiscale de relancer les propriétaires réputés défaillants, au regard d’une combinaison de critères, tenant à la date d’émission de cette autorisation ou de la nature des travaux réalisés.

En l’absence de réponse du propriétaire, un mécanisme d’évaluation d’office est appliqué, complété d’une reprise des années antérieures le cas échéant. Par ailleurs, conformément à l’article 1383 du CGI, un dépôt hors délai de la déclaration fiscale d’achèvement entraîne la perte, totale ou partielle, du bénéfice de l’exonération de taxe foncière sur les propriétés bâties durant les deux années qui suivent celle de leur achèvement au sens fiscal, s’agissant des constructions nouvelles, reconstructions et additions de construction.

L’absence ou le dépôt tardif des DAACT restent donc sans effet sur la fiabilisation des bases de fiscalité directe locale des communes.

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