Les députés réintroduisent dans le PLF 2017 l’exonération de plus-value immobilière au titre de la première cession d’un bien immobilier, autre qu’une résidence principale codifié sous l’article 150-U-II-1°bis du CGI .
Cette suppression avait été votée sur un amendement du député Caresche (N°I-536) qui faisait valoir que cette mesure, adoptée en 2011, avait pour but d’encourager la cession de logements. Le régime des plus-values de cession ayant été revu dans un sens plus incitatif, depuis lors, le député estimait que cette mesure n’avait plus de justification d’autant plus que sa suppression permettrait de générer une économie estimée à 40 millions pour le budget de l’État en 2017.
Cet amendement avait, à l’époque, été adopté avec l’avis défavorable de la rapporteure et du secrétaire d’État qui trouvaient «une certaine utilité» à ce régime, y voyant même «une étape vers la propriété de sa résidence principale»
Lors de la nouvelle lecture du PLF2017 les députés ont adopté un amendement porté par Mme Rabault et d’autres députés et visant à revenir sur cette suppression.
Même si depuis 2011 le régime d’imposition a été assoupli, cette suppression ne paraît pas aujourd’hui bienvenue, en particulier pour les ménages qui résident en zones très tendues et sont dans l’impossibilité d’accéder directement à la propriété pour leur résidence principale.
L’accession à la propriété ne doit pas être freinée, alors que c’est une chance pour beaucoup de Français. D’autant que l’exonération ne peut être utilisée qu’une seule fois et qu’elle profite essentiellement à ceux qui acquièrent pour la première fois leur résidence principale. ont précisé les auteurs de l’amendement.