Louis Gallois, commissaire général à l’Investissement, a remis son rapport sur la compétitivité française au Premier ministre, lundi 5 novembre 2012 à l’Hôtel de Matignon. A l’issue de son entrevue avec le Premier ministre, Louis Gallois a fait une déclaration à la presse.
«Je viens de remettre le rapport, celui qui m’avait été demandé par le premier ministre, monsieur Jean-Marc Ayrault. Je pars d’un diagnostic assez sévère , du décrochage de l’industrie française, décrochage qui s’accélère depuis une dizaine d’années.
Je propose 22 mesures principales#, je dis « principales» par ce qu’il y en a d’autres, 22 mesures principales d’une part pour arrêter la glissade, arrêter le décrochage, soutenir l’investissement, c’est ce que j’appelle avec mes mots le choc de compétitivité, qui est en fait un choc de confiance.
Et puis d’autre part des mesures qui visent à mener la reconquête industrielle.
Cela prendra du temps cela veut dire qu’il faudra de la méthode et de la persévérance.
Cela veut dire aussi qu’il faudra que les français soutiennent cet effort collectif qui peut être aussi un magnifique projet pour notre pays, celui de la reconquête industrielle.
Cela suppose beaucoup de dialogue, beaucoup de débat et en particulier que le dialogue social à tous les niveaux, celui des entreprises, celui des branches, au niveau régional, au niveau national, que ce dialogue social trouve un nouveau dynamisme, un nouvel élan, parce que nous avons besoin que se noue une sorte de pacte social entre tous les partenaires. Pacte social qui est un véritable socle du pacte pour la compétitivité de l’industrie française.
Je crois que nous avons besoin d’une véritable mobilisation et, je ne crains pas de le dire d’un véritable patriotisme. Il faut que le club France travaille de manière solidaire, il faut que le club France s’engage dans cette reconquête.»
Néanmoins, M. Gallois a confirmé en fin d’intervention la baisse des charges de l’ordre de 30 milliards € (20Md€ de cotisations patronales et 10 Md€ de cotisations salariales)