Les députés ont adopté cette après-midi, l’article 53 du projet de Loi de Finances pour 2014 portant réforme du Plan d’Epargne en Action en vue du financement des PME et des entreprises de taille intermédiaire (ETI).
Cette réforme du PEA vise à offrir de nouvelles capacités d’investissement en actions aux épargnants, à diversifier les sources de financement des entreprises françaises et faciliter le développement des PME et ETI.
Elle comporte deux volets :
- Une revalorisation du plafond du PEA
Comme l’avait annoncé François Hollande le 29 avril dernier , en point d’orgue des Assises de l’Entrepreneuriat le plafond des versements sur un PEA sera augmenté de 132.000 € à 150.000 €.
- La création d’un PEA-PME de 75 000 €
Les contribuables dont le domicile fiscal est situé en France pourront ainsi ouvrir un PEA destiné au financement des petites et moyennes entreprises et des entreprises de taille intermédiaire auprès d’un établissement de crédit, de la Caisse des dépôts et consignations, de la Banque de France, de La Banque postale, d’une entreprise d’investissement ou d’une entreprise d’assurance relevant du code des assurances.
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Plafond : le titulaire d’un plan effectue des versements en numéraire dans une limite de 75 000 €.
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Titres éligibles
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a. Actions ou certificats d’investissement de sociétés et certificats coopératifs d’investissement
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b.Parts de sociétés à responsabilité limitée ou de sociétés dotées d’un statut équivalent et titres de capital de sociétés régies par la loi n° 47-1775 du 10 septembre 1947 portant statut de la coopération ;
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c.Droits ou bons de souscription ou d’attribution attachés aux actions mentionnées ci-avant ;
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Actions de sociétés d’investissement à capital variable dont l’actif est constitué pour plus de 75 % de titres d’entreprises définies aux a,b,c parmi lesquels au moins les deux tiers sont des titres mentionnés aux a,b,c ;
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Parts de FCP ;
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Parts ou actions d’OPCVM établis dans un autre Etat membre de l’UE ou dans un autre Etat partie à l’accord sur l’EEE ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, qui bénéficient de la procédure de reconnaissance mutuelle des agréments prévue par la directive 2009/65/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 et dont l’actif est constitué pour plus de 75 % de titres d’entreprises ci-avant parmi lesquels au moins les deux tiers sont des titres mentionnés aux a,b,c.
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Les entreprises éligibles Il s’agit d’une entreprise qui d’une part occupe moins de 5 000 personnes et qui d’autre part a un chiffre d’affaires annuel n’excédant pas 1 500 M€ ou un total de bilan n’excédant pas 2 000 M€
Elles doivent avoir leur siège en France ou dans un autre Etat membre de l’UE ou dans un autre Etat partie à l’accord sur l’EEE ayant conclu avec la France une convention d’assistance administrative en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales, et être soumises à l’impôt sur les sociétés (IS) dans les conditions de droit commun ou à un impôt équivalent.
la condition relative au taux normal d’imposition ne s’applique pas aux entreprises nouvelles mentionnées à l’article 44 sexies du CGI ainsi qu’aux sociétés visées à l’article 208-1°ter et 3°septies du même code.