La taxe sur les transactions financières a été instituée par l’article 5 de la première loi de finances rectificative pour 2012 . Elle vise avant tout à faire participer le secteur financier au redressement des finances publiques.
Conformément à l’article 235 ter ZD du CGI, la taxe sur les acquisitions de titres de capital ou assimilés s’applique à toute acquisition à titre onéreux d’un titre de capital ou assimilé dès lors que ce titre est admis aux négociations sur un marché réglementé français, européen ou étranger, au sens de l’article L. 421-4 du code monétaire et financier (CoMoFi), de l’article L. 422-1 du CoMoFi ou de l’article L. 423-1 du CoMoFi, que son acquisition donne lieu à un transfert de propriété, et qu’il soit émis par une entreprise dont le siège social est situé en France et dont la capitalisation boursière excède un milliard d’euros au 1er décembre précédant l’année d’imposition.
Dans le cadre d’une nouvelle mise à jour de la base BOFIP-Impôt l’administration vient d’apporter des précisions s’agissant de la taxe sur les acquisitions de titres de capital ou assimilés au regard :
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du champ d’application (droits préférentiels de souscription, cas des titres démembrés, date de transfert de propriété des titres et nantissement),
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des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (restructuration, acquisition du panier d’actions nécessaire à l’acquisition de la part, fonds commun de placement intégralement détenu par un fonds commun de placement d’entreprise),
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du redevable (prestataires de services d’investissement ne disposant pas d’agrément, titres inscrits au nominatif pur, mandat pour la déclaration et le paiement de la taxe),
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de la base d’imposition (modalités de calcul de la position nette acheteuse, date de détermination de la valeur imposable lorsque l’acquisition est réalisée sur une bourse étrangère hors zone euro, base d’imposition lors de l’exercice d’une option d’acquisition d’un panier d’actions mixte).