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Jérôme BarréIl y a 31 minutes

Dirigeants mobiles : sécuriser la résidence fiscale et le patrimoine dans un contexte de contrôle renforcé

Par, Jérôme Barré – senior partner – Yards Law Firm

Clients privés et entreprises familiales

En résumé
  • Le constat : décalage entre la mobilité des dirigeants (télétravail, expatriation) et une fiscalité française attachée au territoire, dans un contexte de contrôle record (16,7 Md€ notifiés en 2024, 56 % des contrôles ciblés par IA).

  • Résidence fiscale : les quatre critères alternatifs de l'article 4 B se prouvent par la vie réelle, pas par les papiers. Un certificat de résidence étranger ne suffit pas sans assujettissement effectif.

  • Mandat social : depuis la LF 2020, les dirigeants de sociétés françaises réalisant plus de 250 M€ de CA sont présumés y exercer leur activité principale. Le juge y voit une présomption quasi irréfragable (AXA, Kering). D'où le réflexe de localiser le mandat et documenter avant le départ.

  • Holdings étrangères : exigence de substance réelle (réalité, rationalité, effectivité). Une holding luxembourgeoise sans salarié ni bureau est relocalisée en France.

  • Article 155 A du CGI : imposition en France du prestataire réel derrière une société interposée, étendu par la LF 2024 aux revenus de l'image et de la PI.

  • Établissement stable : le modèle OCDE du 18 novembre 2025 encadre le télétravail transfrontalier (seuil de 50 % du temps sur 12 mois).

  • Conclusion : anticiper, localiser, documenter. Le délai de reprise atteint dix ans en cas de fausse domiciliation.

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