Le Mitsubishi Ichigokan Museum de Tokyo consacre jusqu'au 23 septembre 2026 une exposition à Claude Monet et Odilon Redon, profitant de la coïncidence du centenaire de la mort de Claude MONET (1840-1926) et du 110e anniversaire de la disparition d' Odilon REDON (1840-1916).
Installé au cœur du quartier de Marunouchi, ce musée d’art occidental du XIXe siècle réunit pour l’occasion seize œuvres issues de ses collections et dépôts, auxquelles s’ajoutent des pièces d’autres artistes de la même génération. L’enjeu du parcours est de montrer la contemporanéité de ces deux figures majeures, trop souvent opposées entre impressionnisme et symbolisme, en révélant les affinités de leur rapport à la lumière, à la couleur et au paysage.
Un musée tourné vers l’art occidental moderne
Inauguré en 2010 dans une reconstitution d’un bâtiment de la fin du XIXe siècle, le Mitsubishi Ichigokan Museum s’est imposé comme l’un des lieux tokyoïtes de référence pour l’art européen moderne. Le musée conserve notamment un ensemble important d’œuvres de Henri DE TOULOUSE-LAUTREC (1864-1901) et entretient des liens étroits avec les grandes institutions françaises, comme le musée d’Orsay, avec lesquelles il a déjà organisé plusieurs expositions d’exception. L’accueil d’un accrochage consacré à Claude Monet et Odilon Redon s’inscrit donc dans une programmation qui interroge régulièrement les circulations entre France et Japon, tant du point de vue des œuvres que des sensibilités esthétiques.
Claude Monet et Redon : deux visions de la modernité
L’exposition « Monet and Redon » rassemble deux œuvres de Claude Monet et deux d'Odilon Redon conservées au long cours par le musée, auxquelles se joignent d’autres tableaux et pastels pour composer un ensemble de seize pièces.

La Pointe du Petit Ailly - Claude Monet
Du côté de Claude Monet, le parcours insiste sur la dimension atmosphérique de sa peinture, où la lumière dissout les formes et fait vibrer la couleur, des paysages aux variations quasi musicales. Odilon Redon, quant à lui, est représenté par des œuvres majeures comme le Grand Bouquet, immense pastel floral issu d’un décor commandé pour une salle à manger en Bourgogne, qui témoigne de son basculement des noirs symbolistes vers un univers de couleurs intenses et oniriques.