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Marché de l'art

Christie’s génère 274,8m$ le 23 mars

Christie’s est restée connectée ! Pour ce moment fort de la saison printanière, les enchères étaient diffusées en direct de Londres, Hong Kong et New York. Ce 23 mars, les sessions dédiées à l’art du XXe siècle affichent un total combiné de 274,8m$. Cela inclut le Guerrier de Jean-Michel BASQUIAT vendu à Hong Kong, la vente de Londres du 23 mars, et celle d’art surréaliste (66,2m$) comptant des œuvres phares de Joan Miró, Max Ernst et René Magritte.

 

Des coups de marteau importants ont été distribués à La Femme nue couchée au collier de Pablo PICASSO (20m$) et des records ont été renouvelés, notamment pour Jean FAUTRIER (6,3m$ pour Pièges) , pour l’artiste française Claire TABOURET qui culmine désormais à 863 000$ (The Last Day, 2016) , pour le jeune américain Issy WOOD (1993) dont sa première expérience aux enchères s’achève sur un résultat de 346 680$ (Over Armour (non-linear, non-violent, 2019) et pour la nouvelle star de la peintre figurative anglo-nigériane Joy LABINJO (1994), dont la toile No Wahala a allègrement triplé son estimation haute, s’élevant à 208 000 $. Mais revenons ici sur deux “records” particulièrement marquants, emportés par Banksy et Basquiat.

Banksy passe le seuil des 20 m$

Jusqu’alors, le record pour une œuvre de BANKSY était établi à 12,2m$ (Devolved Parliament, Sotheby’s 2019). Il faut désormais annoncer presque le double, 23,2m$ exactement, avec la dispersion d’une toile carrée de 91 x 91 cm intitulée Game Changer (Voilà qui change la donne). Bien que la toile fut estimée entre 3 et 5 millions, les enchères ont été stimulées par l’aspect charitable et solidaire de cette vente, car plus de 22 millions seront distribués au profit du service de santé britannique précise Christie’s dans un communiqué (NHS, National Health System).

Basquiat signe un record en Asie

Warrior, un guerrier rageur armé d’une épée, presque à taille humaine et de la meilleure période de Basquiat (1982) est parti pour 41,8m$ depuis Hong Kong. Ce résultat reste dans l’estimation haute initiale, même si certains experts en attendaient plus encore. Christie’s a su conférer à ce résultat un surcroît de panache en rappelant que ce guerrier érige Basquiat comme l’artiste occidental le plus cher jamais vendu lors d’une vente en Asie. Ce qui est vrai. Si certaines œuvres – notamment de Basquiat – ont déjà été payées bien plus chères par quelques grands collectionneurs asiatiques, c’est bien la première fois qu’une œuvre occidentale vendue dans le cadre d’une session “asiatique” atteint une telle somme.

Il s’agit pour l’acquéreur d’un superbe trophée. Pour Olivier Sallon, spécialiste de l’art contemporain chez Christie’s à Paris, « cette figure centrale de guerrier très affirmée est aussi une forme d’allégorie de l’artiste lui-même, qui part en guerre pour se faire reconnaître, une forme d’autoportrait déguisé si l’on veut ». Un sujet puissant pour l’un des artistes les plus désirables du monde, 6ème au classement mondial de 2020 selon son produit de ventes annuel (près de 117m$).

Evolution du prix de Warrior de Jean-Michel Basquiat

Le prix de Warrior affiche une progression phénoménale – pas moins de +4000% ! – depuis sa première apparition aux enchères en 2005. Le dernier propriétaire, qui avait acheté l’œuvre à Londres, aura gagné environ 30 millions de dollars en la conservant pendant neuf années dans sa collection…

  • 1,8m$ le 9 novembre 2005 (Sotheby’s, New York).

  • 5,6 m$ le 21 juin 2007 (Sotheby’s, Londres). Le prix grimpe de +400% en deux ans.

  • 8,7 m$ le 26 juin 2012 (Sotheby’s, Londres). Le prix gagne encore +60% en cinq ans.

  • 41,8m$ le 23 mars 2021 (Christie’s Hong Kong), soit une hausse de +412% depuis son dernier passage en salle de ventes.

Publié le lundi 29 mars 2021 par Artprice

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