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Art : FRIEZE et FIAC, guerre des foires sur fond de rivalité franco-anglaise

Marché de l'art
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Communiqué d’Artprice du 9 octobre 2015

Pour ce qui est des ventes publiques d’art contemporain, la situation est bel et bien pliée : Londres (407 m$) terrasse Paris (31 m$), comme en faisait état la société Artprice cette semaine, dans son Rapport annuel du Marché de l’Art Contemporain 2015 en 6 langues.

Seulement le marché de l’art ne se réduit pas aux salles de ventes et la capitale française conserve heureusement une armée de puissantes galeries, ainsi qu’une foire de renom, la FIAC.

Cette année, l’événement se tient au Grand Palais du 22 au 25 octobre, soit (comme c’est devenu une habitude) une semaine après la FRIEZE, son pendant londonien. Les deux événements jouissent à ce jour d’une égale réputation mais cela pourrait bien changer dans un avenir proche, qui verrait l’une des deux capitales prendre définitivement le pas sur sa rivale.

Une compétition intense, qui pourrait coûter très cher à la France en cas de nouveau décrochage !

Artprice compare et analyse la structure des deux foires.

Selon thierry Ehrmann, Président et fondateur d’Artprice,"la FRIEZE est une machine de guerre qui est irriguée par la domination anglo-saxonne, qui écrase la France"(parts de Marché de l’Art contemporain mondial : USA + GB = 60 %, France = 2 %). Avec de tels chiffres, le handicap semble hélas insurmontable.

Un écart qui diminue

La FIAC n’en est pas à sa première édition…​ La Vieille Dame, qui fête sa 42ème année, se targue d’être l’une des pionnières en matière de foire d’art contemporain. Sa rivale anglaise, qui n’en est qu’à sa 12ème édition, semble toute jeune en comparaison. Pourtant les bilans 2014 se montrent finalement très similaires :

FIAC :

  • Exposants : 191 en 2014, 175 en 2015.

  • Pays représentés : 26 en 2014, 23 en 2015.

  • Visiteurs : 74 000 en 2014.

FRIEZE :

  • Exposants : 162 en 2014, 164 en 2015.

  • Pays représentés : 25 en 2014, 27 en 2015.

  • Visiteurs : 60 000 en 2014.

La FIAC conserve ainsi une légère avance sur sa concurrente anglaise mais les choses tendent cependant à changer. Non seulement la FRIEZE grandit chaque année, mais l’événement parisien quant à lui a revu à la baisse le nombre d’exposants. Évidemment, le nombre de galeries invitées ne détermine en rien la qualité d’une foire, et il faut pousser plus avant la comparaison.

La question de l’internationalisation est peut-être fondamentale. Tandis que la FRIEZE accueille des galeries de pays de plus en plus nombreux, la FIAC en revanche semble aller en sens inverse. Il lui est souvent reproché par ailleurs de ne pas mettre assez à l’honneur les galeries et les artistes français, se laissant séduire par les riches enseignes anglo-saxonnes.

C’est que la foire française semble vouloir à tout prix protéger sa spécificité, pour ne pas dire sa culture. En effet, tandis que la FRIEZE bénéficie du soutien de la Deutsche Bank, une banque allemande éminemment connue et l’une des plus impliquées sur le Marché de l’Art, la FIAC quant à elle reste partenaire des Galeries Lafayette, une enseigne sans aucun doute prestigieuse mais franco-française.

Ambition ou tradition ?

Alors que la FRIEZE vient de nommer directrice la jeune Victoria Sidall, 36 ans, fondatrice de la FRIEZE Masters, Jennifer Flay reste à la tête de la FIAC qu’elle dirige depuis 12 ans… soit depuis que la FRIEZE existe ! Ainsi pendant que la foire anglaise cherche du sang neuf, la foire française campe sur ses positions.

C’est que l’événement parisien peut être fier d’une expérience acquise de longue date. Le FRIEZE Artist Award, décerné depuis 2014, n’est pas prêt de faire de l’ombre au célèbre p*rix Marcel Duchamp, décerné au cours de la FIAC. Celle-ci peut par ailleurs compter sur les grands collectionneurs français.

On sait que François Pinault et Bernard Arnault se disputent âprement la domination du marché hexagonal. L’an dernier, Pinault avait acquis jusqu’à 37 œuvres lors de la première journée de la FIAC, parmi lesquelles une sculpture de l’Américaine Roni Horn, mise en vente pour 3,5 m$ chez Hauser & Wirth.

De l’autre côté de la Manche, les affaires vont également bon train. L’oeuvre Because I Can’t Have You I Want You de Damien Hirst (un artiste anglais !) aurait été achetée 4 m£, quelques heures seulement après l’ouverture de la foire en 2014.

Une foire décomplexée face à un événement politique

La classe dirigeante française se rend annuellement à la FIAC. L’an dernier, le Président François Hollande avait visité le Grand Palais en compagnie de la Ministre de la Culture, et leur visite avait bien entendu été couverte par la presse. Une démarche qui pourrait sembler étrange en Angleterre, où ni David Cameron ni la Reine ne cherchent à promouvoir l’événement.

Il ressort que les deux foires se ressemblent en apparences, mais sont à vrai dire profondément différentes. La FRIEZE se veut indépendante, jeune, dynamique ; la FIAC désire rester prestigieuse et un symbole de la France.

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