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Le coronavirus impacte le marché de l’art

Marché de l'art
A propos de l'auteur Artmarket est l'acteur global du Marché de l'Art avec entre autres son département Artprice qui est le Leader mondial des banques de données sur la cotation et les indices de l'Art avec plus de 30 millions d'indices et résultats de ventes couvrant plus de 700 000 Artistes. Artprice Images® permet un accès illimité au plus grand fonds du Marché de l'Art au monde, bibliothèque constituée de 180 millions d'images ou gravures d'œuvres d'Art de 1700 à nos jours commentées par ses historiens. Artmarket avec son département Artprice, enrichit en permanence ses banques de données en provenance de 6300 Maisons de Ventes et publie en continu les tendances du Marché de l'Art pour les principales agences et 7200 titres de presse dans le monde. Artmarket.com met à la disposition de ses 4,5 millions de membres (members log in), les annonces déposées par ses Membres, qui constituent désormais la première Place de Marché Normalisée® mondiale pour acheter et vendre des œuvres d'Art à prix fixe ou aux enchères (enchères réglementées par les alinéas 2 et 3 de l'article L 321.3 du Code du Commerce). Artmarket avec son département Artprice, possède le label étatique « Entreprise Innovante » par la Banque Publique d'Investissement (BPI) (pour la deuxième fois en novembre 2018 pour une nouvelle période de 3ans) et développe son projet d'acteur global sur le Marché de l'Art.

Communiqué du 28 février 2020

Foires annulées, ventes reportées ou délocalisées, les mesures prises face à la suspicion de pandémie du coronavirus provoquent de fortes turbulences sur le Marché de l’art.

Durement touchée par l’épidémie de coronavirus, la mégalopole a fermé la quasi-totalité de ses frontières avec la Chine continentale. Cette décision porte un nouveau coup dur à l’économie interne du pays et a des répercussions à l’échelle mondiale. Au delà du champ économique, c’est l’ensemble de la vie culturelle qui est frappée, et le marché de l’art en subi les conséquences.

La première mauvaise nouvelle tombait début février avec l’annulation de Art Basel Honk Kong. «Nous avons étudié toutes les autres options possibles, cependant, nous n’avons pas d’autres choix que d’annuler la foire», a annoncé Bernd Stadlwieser le PDG du groupe MCH, la société suisse organisatrice de cette foire qui devait se tenir fin mars. C’est un coup dur pour l’ex-colonie britannique qui, au cours de ces derniers mois, a été contrainte d’annuler de nombreux événements culturels en raison des manifestations pro-démocratie.

C’est aussi un coup dur pour les galeries, pour lesquelles Art Basel Hong Kong est une plateforme commerciale très importante. Cette annulation risque d’impacter fortement les performances annuelles des galeries qui comptent sur la foire pour gagner de nouveaux clients internationaux.

Suite à l’annulation d’Art Basel, la foire satellite Art Central a elle-aussi annulé son édition 2020, qui devrait se dérouler simultanément au Central Harbourfront de Hong Kong.

Le online pour sauver Art Basel HK

Le 20 février, un communiqué officiel d’Art Basel Hong Kong annonçait le lancement d’une première expérience de la foire en ligne, offrant aux exposants la possibilité de présenter les œuvres qu’ils prévoyaient d’exposer sur le salon. Si l’expérience digitale ne peut pas remplacer la visite physique de la foire ni l’échange en direct des collectionneurs avec les galeries, elle est extrêmement bienvenue pour soutenir « toutes les galeries affectées par l’annulation de l’exposition de mars », selon Adeline Ooi, directrice d’Art Basel Asie. Les salles de visionnage en ligne seront ouvertes du 20 mars au 25 mars 2020, avec des jours d’accès réservés aux VIP (18 mars-20 mars 2020), comme pour la foire physique.

Cette situation de crise unique constitue, par la force des choses, un moment de réflexion et d’exploration, pour trouver rapidement de nouvelles façons de faire dialoguer les professionnels de l’art avec le public.

Report et délocalisation des ventes

Parmi les « effets secondaires » du coronavirus, les maisons de ventes ont pris des mesures face à la pandémie, en reportant leurs ventes. Christie’s et Bonhams ont pris la décision de reporter leurs ventes aux enchères prévues pendant la semaine de l’art asiatique en mars, craignant que trop de collectionneurs asiatiques ne puissent assister à l’évènement compte tenu des restrictions d’entrée sur le territoire. Celle de Christie’s HK – XXe siècle et Art Contemporain – initialement prévue en mars, aura lieu la dernière semaine de mai. Celle de Bonhams est également reportée. Les dates restent à définir.

Les sociétés chinoises China Guardian et Poly Auction ont elles-aussi l’intention de déplacer leurs ventes de printemps en avril, voire en mai.

Sotheby’s a quant à elle décidé non pas de reporter, mais de délocaliser ses ventes, en les rapatriant à New York. Une « décision stratégique », «prise après mûre réflexion», selon Kevin Ching, PDG de Sotheby’s Asia. Les ventes auront lieu pendant la semaine du 16 avril au siège de la société dans l’Upper East Side de Manhattan.

Parmi les lots phares de ces sessions Sotheby’s, sont attendus la toile 30 Sunflowers de David HOCKNEY, estimée autour de 10m$ et une œuvre importante de SAN Yu, Quatre nus (1950). L’enjeu est de taille, car une œuvre majeure de Sanyu présentant cinq nus s’est vendue au seuil des 39m$ chez Christie’s Hong Kong en novembre dernier.

En attendant des jours meilleurs

Hong Kong est la 4ème place de marché mondiale pour la vente d’œuvres d’art aux enchères. L’île représente un peu plus de 10% du résultat annuel mondial (plus de 1,33Mrds), grâce à une forte concentration de collectionneurs fortunés qui participent au plus haut niveau d’enchères. De nombreux records mondiaux y ont été enregistré en 2019 (Le Marché de l’Art en 2019).

Les résultats annuels de Hong Kong vont pâtir de cette situation d’urgence, surtout si elle doit s’inscrire dans le temps. Mais évaluer aujourd’hui l’impact de la situation sur le marché asiatique, comme sur le marché mondial, est impossible. Les maisons de ventes sont en pleine réflexion pour trouver des parades à cette paralysie temporaire, afin de maintenir à flot le marché, en se reportant par exemple sur les ventes en ligne.

L’Asie n’est pas seule concernée. Les turbulences liées au coronavirus impactent le Moyen-Orient et l’Europe. L’Italie a pris des mesures d’exception en annulant le Carnaval de Venise, et en fermant les portes des musées du Nord du pays (Venise, Milan et Turin) au moins jusqu’au 29 février. Dans la foulée, plusieurs maisons de ventes italiennes ont reporté leurs sessions, en attendant des jours meilleurs.

Au-delà des salles de ventes, c’est toute l’industrie muséale qui est touchée. Les musées et monuments français sont impactés depuis le mois de janvier par la chute abrupte des touristes chinois. « Les réservations de touristes chinois ont diminué de 80% au mois de janvier et sont en baisse de 100% pour le mois de février », déplore Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie de Paris-Ile-de-France (source BFM Paris, 25 février 2020). La crise du coronavirus pèse sur l’activité touristique de l’Hexagone, mais aucun salon n’annonce de report ou d’annulation. Le mot d’ordre étant de rester confiants.

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