La loi de finances pour 2009 a institué un mécanisme de plafonnement global de certains avantages fiscaux à l’impôt sur le revenu dont bénéficie un contribuable au titre d’une même année d’imposition.
Codifié à l’article 200-0 A du CGI, ce mécanisme prévoit qu’au titre d’une année d’imposition, l’avantage en impôt procuré par certains avantages fiscaux est, pour un même foyer fiscal, limité quelle que soit la composition de ce dernier (personne seule, couple marié ou pacsé, avec ou sans enfants), à un certain montant qui n’a cessé d’être modifié depuis son institution.
Historique du plafonnement global des avantages fiscaux
Revenus de l’année | Plafond global |
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2009 |
25 000 € + 10% du revenu imposable |
2010 |
20 000 € + 8% du revenu imposable |
2011 |
18 000 € + 6% du revenu imposable |
2012 |
18 000 € + 4% du revenu imposable |
2013 |
10 000 € /18 000 € pour les investissements outre-mer et les SOFICA |
A compter de l’imposition des revenus 2013, l’avantage en impôt susceptible d’être obtenu au titre d’un ou plusieurs dispositifs de déductions, réductions ou crédits d’impôt ne pourra pas excéder 10 000 € (Article 73 de la LF 2013).
Le plafonnement global s’applique aux avantages fiscaux qui sont accordés en contrepartie d’un investissement ou d’une prestation dont bénéficie le contribuable. Les réductions et crédits d’impôt sont par hypothèse compris dans le champ d’application du dispositif, s’ils n’en sont pas exclus par une disposition expresse. Les avantages fiscaux qui ne sont pas pris en compte pour le plafonnement sont en principe des avantages liés à la situation personnelle du contribuable ou à la poursuite d’un objectif d’intérêt général sans contrepartie.
Rappel du Projet Gouvernemental
A l’origine dans le projet de loi de finances pour 2013 , le gouvernement proposait que la réduction d’impôt SOFICA ne soit plus prise en compte dans le plafonnement global des niches fiscale à compter de l’imposition des revenus de l’année 2013. Il proposait également la même chose pour la réduction d’impôt « Malraux » . Par ailleurs , et afin de préserver l’attractivité des investissements ultramarins, le gouvernement souhaitait que le plafonnement actuel (18 000 € + 4% du revenu imposable) soit maintenu pour les réductions d’impôt sur le revenu (IR) en faveur des investissements outre-mer (investissements immobiliers, productifs et dans le logement social : articles 199 undecies A, B et C du CGI).
Les mesures issues de la Loi de Finances pour 2013
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Le nouveau plafond global est fixé à 10.000 €.
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La loi de finances pour 2013 exclu du plafonnement global la réduction d’impôt liée aux opérations de restauration immobilière «Malraux».
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Un plafond spécifique de 18 000 € au titre de l’imposition des revenus 2013 s’applique pour les investissements outre-mer et les SOFICA. En effet, l’article 200-0 A du CGI dispose que «le total des avantages mentionnés au premier alinéa du présent 1, retenu dans la limite de 10 000 €, majoré du montant de ceux mentionnés aux articles 199 undecies A, 199 undecies B, 199 undecies C (Outre-Mer) et 199 unvicies (SOFICA), ne peut pas procurer une réduction de l’impôt dû supérieure à la somme d’un montant de 18 000 €»
Le projet de loi de finances prévoyait de maintenir un plafond de 18 000 € majoré de 4% du revenu imposable du contribuable pour ces deux dispositifs mais le Conseil constitutionnel a censuré le maintien d’une part proportionnelle pour ce plafond spécifique.