Un parlementaire vient de poser deux questions l'une concernant l'encadrement des crypto-actifs et l'autre relatvive au risque de blanchiment via les jetons non-fongibles (NFT)
La première met en lumière les enjeux actuels de la fiscalité des crypto-actifs en France et en Europe, appelant à une action gouvernementale pour améliorer l'encadrement et le contrôle fiscal de ces actifs numériques dans un contexte d'évolution rapide du secteur.
La question porte sur l'encadrement des crypto-actifs suite au renforcement du cadre législatif par la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023 et à l'entrée en vigueur du règlement européen MiCA en juillet 2023. Le sénateur s'appuie sur le rapport S2023-127 de la Cour des comptes pour souligner les lacunes actuelles dans la gestion fiscale des crypto-actifs.
La Cour des comptes a identifié plusieurs problèmes, notamment le manque de données de l'administration fiscale sur la détention et les revenus des crypto-actifs, une visibilité limitée sur les portefeuilles auto-hébergés, des délais importants dans le traitement des demandes d'autorisation des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), et un contrôle insuffisant des opérateurs.
Face à ces défis, la Cour des comptes a émis plusieurs recommandations. Elle suggère d'établir une trajectoire pluriannuelle des moyens pour mieux encadrer les PSAN, d'instaurer une obligation de notification pour les portefeuilles auto-hébergés dépassant un certain seuil, d'adapter le cadre fiscal aux nouveaux usages et au règlement MiCA, et de développer une stratégie pour exploiter efficacement les informations qui seront disponibles à partir de 2026 grâce à la directive européenne 2021/2101.
Le sénateur Maurey interpelle donc le ministre de l'Économie sur ses intentions en matière de fiscalité des crypto-actifs, en particulier concernant la mise en œuvre de ces recommandations (Question 1005 du 3 octobre 2023)