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Suivi législatif

Vers une présentation du projet de loi de finances pour 2025 (PLF2025) la semaine du 9 octobre 2024

Lors de son audition à la Commission des Finances de l’Assemblée nationale, Laurent Saint-Martin, ministre auprès du Premier ministre, chargé du Budget et des Comptes publics précisé qu'il serait en capacité de nous présenter le Projet de loi de finances (PLF2025) pour la semaine du 9 octobre.

 

Le ministre du Budget et des Comptes publics annonce des mesures fortes, en collaboration avec le ministre de l'Économie, pour redresser les finances publiques françaises. Il insiste sur la nécessité de réduire les dépenses publiques, qu'il considère comme le principal levier pour améliorer la situation budgétaire, tout en veillant à l'efficacité de ces dépenses. Il souligne que l'État a déjà commencé cet effort en sous-exécutant de 7 milliards d'euros par rapport à la loi de finances initiale de 2023.

 

Le ministre exclut toute augmentation générale des impôts, estimant que la France est déjà l'un des pays les plus taxés d'Europe.

 

Cependant, il propose d'engager un débat parlementaire sur la justice fiscale, affirmant que sans elle, le consentement à l'impôt est compromis. Il évoque la possibilité de contributions ciblées pour un effort de solidarité nationale, touchant les entreprises et les particuliers, mais précise que les personnes modestes, les classes moyennes et le travail ne seront pas davantage taxés.

 

Des contributions ciblées devront être étudiées avec vous. Des contributions ciblées pour un effort de solidarité nationale, que ce soit pour les entreprises ou pour les particuliers. Le Gouvernement est prêt à avoir cette discussion avec les Parlementaires. 

En revanche, et le Premier ministre l’a très clairement affirmé : en aucun cas nous ne taxerons davantage les gens modestes, les classes moyennes, pas plus que nous ne taxerons le travail. Pour tous ces Français, nous ne reprendrons pas d’une main le pouvoir d’achat que nous avons rendu de l’autre ces dernières années. 

 

Il insiste sur la nécessité de préserver les politiques qui fonctionnent, notamment la politique de l'offre, qui a permis la réouverture d'usines, la création d'emplois et une attractivité accrue de la France pour les investissements étrangers. Le ministre souligne que pour redistribuer les richesses et redresser les finances publiques, il faut d'abord stimuler l'activité économique.

 

Enfin, il appelle à une démarche collective pour résoudre le problème des dépenses publiques excessives, en invitant les parlementaires, les partenaires sociaux et les élus locaux à participer à un dialogue constructif. Il exprime sa volonté de coconstruire les solutions et d'assumer ensemble les choix courageux nécessaires pour le redressement financier du pays.

 

De son côté, le nouveau ministre de l'économie Antoine Armand a également promis de ne pas alourdir la charge fiscale sur les classes moyennes et les travailleurs français, tout en suggérant la possibilité de prélèvements ciblés sur les entreprises et les individus ayant une capacité contributive plus importante. 

 

Affaire à suivre...

Publié le jeudi 26 septembre 2024 par La rédaction

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