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Plus-values mobilières

La demi-rétroactivité de la réforme fiscale des plus-values mobilières

Les mesures fiscales en faveur des entrepreneurs que François Hollande a annoncé lors de la clôture des assises de l’entrepreneuriat vont conduire à une profonde réforme du régime de taxation des plus-values de cession d’entreprises.

Synthèse du nouveau régime des plus-values de cession de valeurs mobilières

Le principe de la soumission au barème de l’impôt sur le revenu est maintenu.

 

Deux régimes seront créés :

  

Un régime de droit commun : plus-value imposable au barème avec des abattements accentués en fonction de la durée de détention.

 

Durée de détention % d'abattement
< 2 ans 0 %
> 2 ans et < 8 ans 50%
> 8 ans 65%

 

 

Un régime « incitatif » :* un régime plus favorable sera créé pour les plus-values de cession : des jeunes entreprises de moins de 10 ans, des entreprise familiales, des entrepreneurs faisant valoir leurs droits à la retraite.

Durée de détention % d'abattement
< 1 an 0%
> 1 an et < 4 ans 50%
> 4 ans et < 8 ans 65%
> 8 ans  85%

 

Par ailleurs, pour que la simplification du régime fiscal ne pénalise pas les chefs de petites entreprises qui partent à la retraite, un abattement complémentaire de 500 000 euros sera pratiqué sur le montant de leur plus-value.

Par ailleurs, pour que la simplification du régime fiscal ne pénalise pas les chefs de petites entreprises qui partent à la retraite, un abattement complémentaire de 500 000 euros sera pratiqué sur le montant de leur plus-value.

Selon une dépêche de l’AFP, « la réforme de la fiscalité des plus-values mobilières annoncée lundi sera appliquée rétroactivement au 1er janvier 2013 sauf pour les personnes auparavant exonérées, qui ne seront imposées qu’à partir de 2014, a indiqué une source proche du ministre des Finances.

Cette rétroactivité ne s’appliquera donc pas , de même source, aux cas particuliers des cessions intra-familiales, des Jeunes entreprises innovantes (JEI) et de celles effectuées dans le cadre d’un départ à la retraite.

Ces catégories, dont les plus-values étaient auparavant entièrement exonérées d’impôt, seront imposées sur des cessions réalisées à compter du 1er janvier 2014. »

En pratique , seul le nouveau régime de droit commun des abattements serait applicable rétroactivement aux cessions opérées à compter du 1er janvier 2013.

En revanche, le régime «incitatif» des abattements au bénéfice de « certains cédants » ne s’appliquerait qu’aux cessions intervenant à compter du 1er janvier 2014. Autrement dit , les régimes d’exonérations, tels que nous les connaissons, pourront encore s’appliquer aux cessions intervenues ou à intervenir jusqu’au 31 décembre 2013.

Eu égard au flou qui l’entoure, cette dernière précision devra toutefois être confirmée par un texte officiel.

 

Publié le mardi 30 avril 2013 par La rédaction

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