Nouvelle décision qui souligne une nouvelle fois l'importance de pouvoir démontrer des diligences concrètes et adaptées pour vendre un bien dans les meilleurs délais afin de bénéficier de l'exonération de plus-value au titre de la résidence principale.
La résidence principale est le lieu où le contribuable réside habituellement et effectivement pendant la majeure partie de l’année, une utilisation temporaire d’un logement ne pouvant être regardée comme suffisante pour que le logement ait le caractère, au jour de la cession, d’une résidence principale susceptible de bénéficier de l’exonération prévue à l’article 150 U-II-1° du CGI.
Par ailleurs, un immeuble ne perd pas sa qualité de résidence principale du cédant au jour de la cession du seul fait que celui-ci a libéré les lieux avant ce jour, à condition que le délai pendant lequel l’immeuble est demeuré inoccupé puisse être regardé comme normal.
Il en va ainsi lorsque le cédant a accompli les diligences nécessaires, compte tenu des motifs de la cession, des caractéristiques de l’immeuble et du contexte économique et réglementaire local, pour mener à bien cette vente dans les meilleurs délais à compter de la date prévisible du transfert de sa résidence habituelle dans un autre lieu.
Rappel des faits :
Par un acte du 14 juin 2008, la SCI S a acquis une maison sise à Messery (74) pour un montant de 1 405 000 € qu’elle a revendue par acte authentique du 29 août 2019 pour un montant de 2 180 000 €. Une déclaration de plus-value immobilière a généré une imposition à l’impôt sur le revenu, aux prélèvements sociaux et à la taxe sur les plus-values immobilières élevées, d’un montant total de 141 078 €, en application du régime fiscal des plus-values des particuliers non-résidents.
La SCI S sollicite la restitution de cette somme en invoquant le bénéfice de l’exonération prévue par les dispositions de l’article 150 U II 1° du CGI au motif que cette maison doit être qualifiée de résidence principale des deux associés de la SCI requérante.
La SCI S fait valoir :