Le Syndicat Solidaires Finances Publiques vient de publier un rapport intitulé "Pour une justice fiscale, sociale et environnementale" dans lequel il livre ses analyses et ses revendications fiscales invitant à repenser notre système fiscal.
Solidaires Finances Publiques dresse un bilan plutot alarmiste pointant du doigt une politique fiscale en faveur des plus aisés (particuliers comme entreprises), une fiscalité environnementale incohérente, une dimimution des moyens nécessaires à la lutte contre la fraude et l'évasion fiscale, un impôt de consomation (TVA) "inéquitable par excellence"...
Historiquement, l’impôt sert à financer l’action publique, réduire les inégalités et inciter à des comportements vertueux. Loin de ces objectifs, les politiques néo-libérales en ont fait un instrument de propagande électorale, au service des plus fortunés, le vidant au passage de son sens, entraînant de graves inégalités et érodant le consentement à l’impôt, pourtant essentiel pour vivre ensemble.
Les revendications de Solidaires Finances Publiques
- Augmenter le nombre de tranches et le taux marginal de l’impôt sur le revenu (IR) afin d’y redonner une véritable progressivité.
- Y intégrer tous les revenus, de ce fait, supprimer l’imposition forfaitaire des revenus de capitaux mobiliers (PFU).
- Rétablir l’impôt de soilidarité sur la fortune (ISF), c’est à dire imposer l’ensemble du capital des plus riches (fortune immobilière et mobilière).
- Réhausser le taux d’impôt sur les sociétés (IS) et le rendre progressif.
- Passer en revue l’ensemble des niches fiscales pour juger de leur efficacité économique et de leur justesse.
- Avancer, enfin, sur une véritable harmonisation fiscale européenne, en unifiant les bases d’imposition et les taux dans chaque pays.
- Repenser les taux de TVA et instaurer une TVA à 0 % pour les produits de première nécessité.
- Instaurer une fiscalité locale progressive qui tienne compte du niveau de revenu des particuliers et de la richesse produite par les entreprises. Assurer une pérequation territoriale.
- Instaurer une fiscalité environnementale qui soit une vraie fiscalité comportementale et non des nouvelles taxes sur la consommation dont les plus pauvres sont les premiers touchés.
- Assurer des moyens humains, matériels, et juridiques pour lutter efficacement contre la fraude et l’évasion fiscales.